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Samedi 16 mai 2009
J'en avais marre d'over-blog, quand j'essayais de me remettre à écrire un peu ici, ça plantait, ça merdait, bref ça faisait chier. Donc je déménage et m'en vais bloguer ailleurs :

Par vomir.encostard
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Mardi 14 octobre 2008

Affiche du film Righteous Kill (La Loi et l'Ordre) avec la catchline Righteous Kill (je ne peux pas utiliser l'intolérable titre français), enquête sur un serial-killer-de-méchants réalisé par Jon Avnet et écrit par Russel Gewirtz (Inside Man), raconte l'histoire de deux vieux inspecteurs pas usés, Turk (Robert De Niro) et Rooster (Al Pacino), qui cherchent à coincer un tueur tendance poète qui ne flingue que des délinquants récidivistes (dealers, voleurs, violeurs, et dealers).

Le film est ponctué d'une confession en vidéo noir et blanc de l'inspecteur Turk, sur fond d'interrogatoire par les affaires internes.  Turk y semble vide, usé, déprimé mais déterminé à avouer.
D'abord on nous présente les deux inspecteurs Turk et Rooster, via une séquence d'entrainement au tir, où ils ont l'air super-complices, super-forts, super-précis, super-joyeux, mais surtout où De Niro et Pacino sont super-ensemble sur un seul et même plan. Ce n'était arrivé que fugacement vers la fin de Heat, et là, dès le départ on comprend qu'on ne nous a pas menti : ces deux monstres sacrés font enfin vraiment un film à deux, ils forment un équipe, et rien que pour ça on est content d'être au cinéma. Al Pacino et Robert De Niro dans le stand de tir, avec des pistolets mitrailleurs, lors de la scène d'introduction de Righteous Kill (La Loi et l'Ordre)
Malheureusement les personnages sont présentés uniquement via cette scène. Plus tard on apprend que Turk entretient une relation chaude, où les rapports sexuels sont à la limite du sado maso, avec le lieutenant Karen Corelli (Carla Gugino, qui joue un personnage insipide et ne peut donc qu'être insipide). On apprend que Rooster est très bon aux échecs. Et on apprend qu'ils ont du franchir la ligne, exceptionnellement, pour coincer un tueur en ajoutant de fausses preuves.
Vient le premier cadavre, un dealer (il me semble), troué de balles venant visiblement d'un dieu de la gachette. Il est accompagné d'un court poème, d'assez mauvais gout. L'enquête piétine, aucun indice. Puis arrivent d'autres cadavres, d'autres poèmes, d'autres délinquants morts. Une équipe de jeunes (John Leguizamo et Donnie Wahlberg -frère de Mark-) s'associe à nos deux inspecteurs, ils accusent alors naturellement Turk, apparamment plus rustre et sanguin qu'il ne devrait.

Ce film vaut surtout le coup pour son couple d'acteurs-vedettes, Pacino et De Niro. On l'a attendu. On en a rêvé. Enfin on le voit ce duo, et il crève l'écran. lls ont bien sûr vieilli, mais ils ne jouent pas les super-flics qui courent et sautent partout mais des flics expérimentés qui ont tout vu mais veulent continuer, juste parce qu'ils ne savent rien faire d'autre. Les autres acteurs - à part peut-être Donnie Wahlberg - sont transparents, comme écrasés par ces deux géants.
Le gros défaut de ce film est sa réalisation. On ne nous épargne aucun cliché. Par exemple, la scène d'intro superpose des plans où, sourire aux lèvres, De Niro et Pacino dégomment des cibles avec toutes sortes d'armes imaginables. Les scènes d'actions sont comme baignées dans un faux rythme : on veut que ce soit rapide (c'est de l'action), mais on n'ose pas y aller à fond parce que ça ne colle pas à l'ambiance, ni aux personnages. Jon Avnet n'a pas su choisir entre film d'action rythmé et film noir posé, on en a un peu des deux et la sauce prend mal.
Les personnages ne sont pas suffisamment fouillés. Les personnages secondaires sont complètement inconsistants, sans passif, sans poids.
Malgré ces quelques défauts on se prend au jeu, surtout grace aux deux acteurs principaux. On mène l'enquête, on se laisse un peu avoir par moment. Le final, bien qu'attendu, tient la route et fait son petit effet.

En bref, un polar agréable qui ne laissera sans doute pas un souvenir impérissable malgré le couple Pacino-De Niro tant attendu. Le genre de film qu'on prend plaisir à regarder sur TF1 un dimanche soir, mais qui ne laisse pas de traces le long de la semaine.

Par vomirencostard - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 10 octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona baigne dans une magnifique musique flamenco-jazz-folk qui est pour beaucoup dans l'ambiance particulière du film. Après la critique, je vous fais partager quelques morceaux qui collent à l'atmosphère du film.

Entre dos Aguas, de Paco de Lucia, seul morceau de cette playlist à être présent dans la bande originale du film.
Juan Loco, de Rodrigo y Gabriela, parce que Rodrigo y Gabriela sont des sur-virtuoses de la guitare que j'ai découvert l'année dernière, et pour le clin d'œil au personnage joué par Javier Bardem.
Passion, Grace & Fire, de Al DiMeola, parce qu'il est aussi un dieu de la guitare jazz, parce que ses albums Elegant Gipsy (1977) et Casino (1978) sont splendides, et parce que le titre de ce morceau résume assez bien le film.
Et enfin Libertango, de Tomatito, sans doute morceau le plus connu de Tomatito (parce que seul morceau de lui que je connaissais, sans savoir qu'il était de lui), parce qu'il conclut bien cette playlist.


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Par vomirencostard - Publié dans : Musique
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Jeudi 9 octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona, triangle amoureux de quatre personnes réalisé et écrit par Woody Allen, raconte l'histoire de deux jeunes américaines, Vicky la brune (Rebecca Hall, une découverte tout en douceur et finesse) et de Cristina la blonde (Scarlett Johansson), qui passent l'été à Barcelone et se font charmer par le très viril peintre Juan Antonio (Javier Bardem, excellent) et son ex-femme Maria Elena (Penélope Cruz, sanguine espagnole).

Tout au long du film l'histoire est portée par un narrateur extérieur qui commente et éclaire, avec un ton et un humour à la Woody Allen, tout ce qui se déroule sous nos yeux. Loin d'alourdir le film, cette voix off apporte une touche de vérité, d'autenticité, de réel.
Vicky et Cristina sont les deux meilleures amies du monde. Vicky doit aller à Barcelone pour avancer dans sa thèse sur l'identité catalane. Cristina, qui vient de passer six mois sur un film de douze minutes qu'elle a détesté, décide de la suivre pour se ressourcer et se rencentrer. Vicky est fiancée à Doug (Chris Messina), un homme stable et droit. Cristina sort de multiples histoires compliquées, elle ne sait pas ce qu'elle veut mais est sûre de ce qu'elle ne veut pas. Toutes deux sont hébergées par Judy et Mark Nash (Patricia Clarkson et Kevin Dunn), un couple apparamment parfait.
Au cours de leurs pérégrinations dans les galeries d'art elles rencontrent Juan Antonio, représentation parfaite de l'artiste créatif, original et libéré. Il sort d'un divorce compliquée, son ex-femme a essayé de le tuer. Cristina tombe immédiatement sous le charme. Au cours d'un dîner il leur propose de partir à Oviedo pour passer un week-end agréable à boire du bon vin, faire l'amour et visiter la ville.
Le week-end est plaisant mais Cristina tombe malade. Vicky se retrouve seule avec lui. Il parle beaucoup de son ex-femme, elle rencontre son père et tombe peu à peu sous le charme. Le vin aidant, ils passent à l'acte.
Un peu de temps passe, et c'est Cristina qui part vivre chez Juan Antonio. Vicky ne veut pas quitter son fiancé. Maria Elena tente de se suicider et se retrouve chez son ex-mari. Doug arrive à Barcelone pour se marier en avance. Cristina, artiste en éveil, Maria Elena, artiste explosive, et Juan Antonio, artiste confirmé, s'épanouissent dans un couple à trois.

La première chose qui m'a marquée est la musique du générique, Barcelona de Giulia y los Tellarini (dont je n'avais jamais entendu parler), dont je suis tombé amoureux. C'est bondissant, joyeux, porté par une voix qui me touche.
Les acteurs sont tous meilleurs les uns que les autres. Même les petits rôles ne sont pas mauvais. Rebecca Hall est une magnifique découverte, tout en douceur et en retenu elle nous fait comprendre en un regard toute l'évolution des sentiments de Vicky. Javier Bardem est tour à tour coquin, charmeur, touchant, ému, amoureux, émoustillé, touché, anxieux, énervé, enragé, froid, sincère, manipulateur. Il nous montre une palette incroyable d'émotions dans ce film, à mille lieu du fameux Anton Chigurh. Penélope Cruz et Scarlett Johansson sont aux antipodes l'une de l'autre : beauté survoltée contre beauté feutrée. Il suffit que l'une d'elles soit à l'écran pour qu'il s'emplisse de buées de sensualité, et quand elles sont toutes les deux dans le même plan le cinéma devient un sauna chauffé par de l'érotisme en barre.
Je ne saurais pas commenter la réalisation correctement mais j'ai eu l'impression que la caméra sublimait les personnages. Elle les caressait en douceur, se posant délicatement dans les moments d'intimité, filmant tout en pudeur leurs sentiments. Elle les malmenait, les brusquait, lorsque leurs émotions se dévoilaient enfin par des mots. Elle se faisait discrète, presque honteuse de filmer, lors des scènes sexuelles.
Les dialogues sont toujours marqués par une recherche du bon mot et du mot juste. Ils sont fins, intelligents. Une pointe d'humour un peu noir s'y cache souvent. J'imagine que je dis-là des platitudes puisque c'est un film de Woody Allen.

En bref, c'est un film émouvant et réel. Une réalité fantasmée, intellectualisée, magique et sensuelle. Des émotions que seul le cinéma peut créer.

Par vomirencostard - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 13 août 2008
J'ai trouvé ça dans quelques blogs de cinéma, je m'y suis mis, c'était long, tortueux, mais intéressant.


Un film étranger :
Ocean's Eleven. Pas le meilleur film de tous les temps, pas un chef d'œuvre absolu. Mais le film que je prends le plus de plaisir à voir, à revoir, encore et encore (plus de 15 fois).
Un film français : Hasards et coïncidences, de Claude Lelouch. Prononcez « Z'asards z'et coïncidences »
Un film d'animation : Chicken Run. Pas vraiment de l'animation, mais vraiment jouissif, plein de références, et de quoi faire rire grands et petits.

Une saga : la trilogie de l'homme sans nom (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand) de Sergio Leone
Une suite : Batman Returns de Burton
Un remake réjouissant : 3h10 pour Yuma

Un trio de réalisateurs : Quentin Tarantino, Martin Scorcese, David Fincher (George Clooney)
Un trio d'acteurs : Brad Pitt, Robert de Niro, Kevin Spacey (George Clooney)
Un trio d'actrices : Émanuelle Béart, Uma Thurman, Julia Roberts

Un scénario : Dans la peau de John Malkovich, Charlie Kaufman
Une révélation : Emile Hirsh, Into the Wild
Une rencontre d'acteurs : Billy Cristal et de Niro dans Mafia Blues. Il y a peut-être plus grandiose comme exemple, mais c'est une excellente comédie, et deux acteurs de deux mondes différents qui ont, je trouve, une bonne complicité le temps d'un film, la définition d'une rencontre d'acteurs quoi.

Un début : Pulp Fiction, jouissif : « Je t'aime Lapin. »
Une fin : Les Incorruptibles, la fusillade dans les escaliers (magique), le procès, et la dernière phrase. Une longue fin, mais une superbe fin.
Un coup de théâtre : La révélation finale de Usual Suspects : « Keyser Söze! Keyser Söze! »

Une affiche : Reservoir Dogs, deux hommes se menacent d'un flingue, l'air cool, l'un en sang par terre, l'autre debout.
Une bande-annonce : 99 Francs, par défaut, je ne suis pas très bande-annonces.
Un générique : Shaft, la musique d'Isaac Hayes, et la classe absolue.

Un gag : le caniche fou et super-musclé dans Mary à tout prix
Un fou rire : Le dîners de cons (quand Lhermite explique que c'est son con qui a tout pris en charge)
Un clown triste : Jim Carrey dans Man on the Moon.

Une réplique : « Vous avez 32 ans et vous n'avez encore rien réussi. A 33 ans, Jésus était déjà mort et ressuscité. Vous avez du retard », dans Confessions d'un homme dangereux, par et de Clooney.
Un silence : dans les western de Sergio Leone, les silences avant les coups de feu, lors des duels et fusillades
Une mort : Belmondo dans Le Professionnel

Un rêve : un james bond réalisé par Tarantino, avec Clooney dans le rôle de 007, Jim Carrey en super méchant et Michael Madsen en homme de main, Uma Thurman et Jessica Alba en james bond girl
Un regret : le cinéma un peu trop loin de chez moi et qui ne diffuse pas tous les films que je veux voir
Un plaisir coupable : les Bad Boys

Une histoire d'amour : Wll Hunting
Un regard : celui de Bill Muray, désabusé et vidé, dans Lost in Translation
Un sourire : The Mask

Un fantasme : dans Starsky et Hutch, être à la place d'Owen Wilson lorsque Carmen Electra et Amy Smart se font un petit trip lesbien
Un baiser : Dans la ligne de mire, je crois, (ou un autre film avec Eastwood), Dans La Relève, Clint Eastwood est ligoté sur une chaise, sa ravissante ravisseuse l'embrasse et lui fait l'amour avant de partir et après l'avoir un peu torturé.
Une scène d'amour : dans Basic Instinct, Sharon Stone...

Un plan séquence : Elephant, Gus Van Sant
Un plan tout court : la fin du Scarface de De Palma quand Al Pacino sort de son bureau, allumé, un automatique dans chaque main. Tout le film est résumé dans ce seul plan.
Une scène clé : lorsque Joe Pesci tue un gars à coup de stylo au début de Casino, de Scorcese. Tout le film découle de cette scène, les personnages sont présentés, le décor et la situation posés.

Un choc plastique en couleurs : Brazil (Terry Gilliam), pas plus plastique comme choc
Un choc plastique en noir et blanc : pas vu assez de films en noir et blanc, alors Sin City
Un choc tout court : Into the Wild

Un artiste sous estimé : James Gray
Un artiste surestimé : Bryan Singer, Usual Suspects est superbe, mais après...
Un artiste trop rare : Steve Buscemi

Une déception : American Gangster. Un pitch super classe, une bande-annonce bandante, un énorme potentiel. Finalement une daube moralisatrice.
Un somnifère : je me suis toujours endormi devant Orange Mécanique, 3 fois.
Un gâchis : les suites de Matrix, maintenant je suis incapable de revoir le premier avec plaisir quand je sais ce que c'est devenu.

Une découverte récente : Shaft (merci Arte)
Un traumatisme : Full Metal Jacket, lorsque Baleine se suicide dans les toilettes. J'avais à peine 9 ans.
Un torrent de larmes : Man on the Moon

Une chanson : A Little Less Conversation, dans Ocean's Eleven
Une musique : Le Professionnel
Une bande son : Kill Bill I

Un sursaut : dans Shining, quand le téléphone sonne
Un frisson : There Will Be Blood
Un souvenir de cinéma qui hante : très aléatoire, tout dépend des jours. Mais dans un film dont je ne me souviens pas du tout du titre, ni des acteurs, ni de l'histoire, un méchant qui poursuit le gentil tue un petit vieux tout tranquil (dans une maison de vieux américain, dans un trou perdu à l'américaine) en lui écrasant les tempes et en le regardant dans les yeux.

Une explosion : la fin de Docteur Folamour
Un gunfight : la fin de L'Arme fatale, et de tous les Arme fatale d'ailleurs
Un combat : le combat dans le colisée, miné, entre Chuck Norris et Bruce Lee dans La Fureur du dragon

Une arme : le magnum .44 de Harry Callahan
Un héros : John McClane
Un méchant : le méchant de Volte Face

Un serial killer : celui sans nom de Seven (ou Phil Connors (Bill Murray) self-serial-killer dans Un Jour sans fin)
Un croque-mitaine : à part Beetlejuice...
Un monstre : le lapin-tueur de Sacré Graal
Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
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