Présentation

Choix dans la date

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Dimanche 17 février 2008
Cloverfield devait surprendre...et bien il nous surprend, mais pas toujours dans le bon sens malheureusement :

Cloverfield
est une réussite sur le plan technique : en effet, Matt Reeves s'est bien approprié le style " document amateur " pour la mise en scène de son film catastrophe et tout en étant original, le choix de cette mise en scène, couplée par des effets spéciaux réussis, sert très bien la qualité de réalisation du film.
Mais je dois dire avoir été extrêmement frappé par la caricature du scénario : en effet, Cloverfield, reprend à son compte tous les stéréotypes des scénari de films d'horreur ( le mec amoureux de la nana qui, en proie à une bête monstrueuse semant l'effroi et l'horreur sur son passage décide coûte que coûte d'aller à l'autre bout de Manhattan, là où il y a le plus de danger, pour aller la rejoindre...et ses compagnons de route, qui ne le connaissent pas intimement pour la moitié d'entre eux, décident de le suivre quand même...).
Non mais que d'invraisemblances dans le parcours de ces jeunes individus new-yorkais lambdas : la nana, empalée, qui réussit à être dégagée et à survivre !!! ; l'accident ( d'hélicoptère ! ) qui ne tue pas ni Rob, ni Beth mais les deux militaires bien entendu...
Franchement, Cloverfield représente une très bonne idée visuelle et cinématographique qui sur le plan technique encore une fois, est habilement exploitée ; mais la foultitude d'invraisemblances nuit considérablement à la pertinence du film car d'un point de vue psychologique et tout simplement humain, il faut bien reconnaître que le comportement et les choix adoptés par les protagonistes face à cette force inconnue sont tout simplement i-n-c-o-n-c-e-v-a-b-l-e-s !
En somme et pour terminer, je dirai que Cloverfield est franchement passé à côté du "bon film catastrophe prenant et singulier" pour laisser davantage place à un " bon produit commercial de Hollywood "...

                                                                                                                                                                                     DJ JO

Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 3 février 2008

Sweeney Todd, comédie musicale rouge et noire réalisée par Tim Burton [wp]-[fr], raconte l'histoire de Benjamin Parker (Johnny Depp inquiétant tout en retenue), de retour sous le nom de Sweeney Todd, un barbier assoiffé de vengeance envers le méchant juge Turpin (Alan Rickman [wp]-[fr] -qu'on a beaucoup vu dans les Harry Potter- méchant, sévère mais un peu perdu) qui l'a enfermé en prison pour lui prendre sa très jolie femme et son enfant.
Sweeney est de retour à Londres [img], ville la plus emplie de vermine et de crasse dans l'univers, après un séjour en prison. Il est accompagné sur le bateau du jeune Anthony. Sweeney n'a qu'une idée en tête : tuer le juge Turpin, récupérer sa femme et sa fille pour couler des jours heureux. Il retourne pour cela dans son ancienne échoppe de barbier, située au-dessus de la tourterie de Mrs Lovett, l'heureuse fabricante des tourtes les plus infâmes de Londres. Celle-ci est secrètement amoureuse de Sweeney, depuis longtemps. Elle rêve en permanence d'une vie heureuse à l'écart de la ville en sa compagnie. Mais il est bien trop obsédé par la vengeance. Alors bon gré mal gré elle l'aide à mener à bien son dessein.
Tout d'abord il se fait connaître comme meilleur barbier de la ville, en gagnant un défi contre le barbier-forrain de la place publique (Signor Adolfo Pirelli joué par Sacha Baron Cohen ex-Borat [wp]-[en]). Ce dernier essaye de faire chanter Sweeney. Grave erreur : il finit très vite la gorge tranchée compacté dans un coffre. Mrs Lovett embauche alors le jeune Tobby employé du défunt barbier.
Todd prend visiblement un certain plaisir à faire couler à flot l'hémmoglobine. Un problème se pose vite : que faire des cadavres qui risquent de s'accumuler? C'est bien gentil de tuer, mais si on fait un tas de barbaque dans la boutique, ça va se voir. Alors Mrs Lovett a la brillante idée d'utiliser les corps comme matière première pour ses tourtes (celle d'en-face utilise bien des chats avec un certains succès). Une machine infernale se met en place et ces tourtes deviennent vite les préférées du tout Londres.
Mrs Lovett prend goût à cette vie presque bien rangée. Todd est absent, fait semblant, il est toujours obsédé par sa soif de vengeance. Le sang gicle de partout, mais l'odeur du four éveille quelques soupçons, notamment chez Tobby.
Au final la pellicule est intégralement rouge.

Ahurissant! C'est tout ce qui vient à l'esprit quand on sort de la salle. Jamais on n'avait vu un ovni pareil venant des grands studios d'Hollywood.
L'ambiance est glauque. Le sang coule à flots. Les meurtres horibles s'enchainent. L'humour est noir. L'image aussi, avec quelques tâches rouges vif -ou plutôt rouges mort-. Pour résumer, un seul mot convient : burtonnien.
Johnny Depp est très inquiétant dans ce rôle, tout en retenues, en silences, en inexpressions angoissantes, en gestes minimalistes mais diablement efficaces.
Avant d'aller voir ce film, n'étant pas fan des comédies musicales, je craignais d'être déçu. Mais les passages chantés semblent presque naturels, logiques. Aussi bizarre que ça puisse parraître, bien souvent on trouve normal que les personnages se mettent à chanter et danser.

Ce n'est peut-être pas le meilleur Burton (le recul nous le dira), mais c'est un des Burton le plus burtonnesque. Une antithèse à Edward aux mains d'argent [wp]-[fr]. Encore une fois : ahurissant.

K!ro
Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 27 janvier 2008

« C'est quoi le plus que t'as perdu au pile ou face ? »
Anton Chigurh qui force un vendeur de station-service à parier sa vie à pile ou face.


 

No Country for Old Men (horriblement « traduit » par Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme), réalisé par les frères Coen [fr] et tiré du (semble-t-il bon) livre éponyme de Cormac McCarthy, raconte l'histoire du fatigué shérif Bell (un Tommy Lee Jones creusé et crevé, dépassé par le monde qui l'entoure), du paumé Llewelyn Moss (Josh Brolin courant comme un dératé à sa perte) et du cinglé Anton Chigurh (Javier Bardem impécablement coiffé et parfaitement froid et méthodique). Ces trois personnages ne se croiseront pas forcément, ou très peu. Mais chacun de leur côté ils auront une influence déterminante et définitive sur les deux autres.
Tout commence lorsque Llewelyn tombe par hasard sur un massacre de trafiquants de drogue mexicains lors d'une partie de chasse à l'antilope. Ces mexicains, leurs chiens et leurs voitures, sont tous criblés de balles [img] de divers calibres, il ne reste qu'un survivant desséché et agonisant. Llewelyn l'abandonne à son sort pour aller chercher une valise rempli de 2millions de dollars sur un autre cadavre. À ce moment il sait qu'il est en train de commettre une monumentale erreur, mais on ne peut décemment pas laisser 2millions de dollars dans la nature. Alors il rentre dans sa caravane retrouver sa femme Carla Jean (Kelly MacDonald qui s'impose et prend de plus en plus d'importance au long du film, passant de la classique épouse éplorée à une femme qui essaye de prendre les choses en main), et planquer les armes et l'argent. Pris de remord il prend un bidon d'eau pour abreuver le mexicain desséché, et c'est véritablement là que la traque commence :
« _ Si je ne reviens pas, dis à ma mère que je l’aime.
_ Mais ta mère est morte, Llewelyn !
_ … Alors je lui dirai moi-même. »
Sur les lieux du massacre, il se fait mitrailler et s'en sort miraculeusement. Il s'enfuit d'hôtel en hôtel, en hôpital et en hôtel d'un côté et de l'autre de la frontière mexicaine. Des trafiquants mexicains sont à sa poursuite, mais ils n'ont que peu d'importance et leur espérance de vie dépasse rarement les cinq minutes. Le vrai danger vient d'une machine à tuer [fr], un terminator humain, un psychopathe froid et méthodique coiffé comme un McCartney sanguinaire sur une pochette d'album des Beatles [fr] (avant 1966), et qui trimbale une bouteille d'oxygène qui lui sert d'arme et de clé pour les serrures récalcitrantes. On le découvre au début du film lorsqu'il décapite presque un flic avec les menottes qu'il a aux poignées en poussant un petit soupir de plaisir. Ce fou sans humour poursuivra coûte que coûte l'argent, donc Llewelyn. Même ses commanditaires se rendent compte du danger que représente cet électron libre et engagent donc Carson Wells (Woody Harrelson intéressant mais vite décomposé) pour le doubler. Mais on ne ralentit pas si facilement le Diable déguisé en un playmobil® [vid] habité de folie meurtrière [fr].
Pendant tout ce temps, dans son coin, Tom Bell le shérif du comté fatigue de plus en plus. Il est dépassé devant la violence du massacre (« les coyotes n'aiment sans doute pas les mexicains »), devant la folie du monde (lire le journal du matin l'emplit déjà d'un grand vide noir), devant le pétrin dans lequel s'est fourré Llewelyn, devant les innombrables meurtres incompréhensibles qui se multiplient. Il est las, fourbu, et fini. Il est de la vieille école, il se refuse de porter la main à son arme. Il philosophe un peu, fait ce qu'il peut pour endiguer cet écoulement d'hémoglobine, puis philosophe beaucoup.

Ce film, favori à l'époque pour la palme d'or à Cannes [fr], est encensé partout comme le plus grand chef d'œuvre de Joel et Ethan Coen, et comme un énorme chef d'œuvre plus simplement.
En effet, la réalisation est superbe. Le sang coule à flots sans donner la nausée, il a presque un aspect allégorique et salit l'image. Le rythme est changeant sans qu'on s'y perde. On sursaute, on est surpris, on sourit, on rit, on est parfaitement entrainé, on réagit.
En effet, les dialogues sont excellents et sont sans doute la plus grande force du film. L'humour fuse et frappe. Les répliques sonnent justes et bien, beaucoup deviendront cultes.
En effet, les acteurs jouent avec brio. Josh Brolin est un parfait paumé digne des Coen, il croit pouvoir réussir son tour de force, mais se perd puis rennonce à demi-mot et ça se voit. Tommy Lee Jones est dépassé jusqu'au bout des cheveux. Kelly McDonald s'inquiète, cherche, réagit, essaye, tente. Enfin Javier Bardem est tout simplement parfait [en] dans ce rôle de déchiqueteur en série qui devient sans doute l'un des méchants les plus froid du cinéma.
Mais la fin est presque incompréhensible et tourne un peu en rond. On est emporté tout au long du film, on adore. Mais cette fin laisse un mauvais arrière-goût, et on quitte le film un peu déçu finalement. C'est sûrement le dénouement qui a coûté la palme d'or aux Coen.
En bref un excellent film [fr] plein de cynisme, d'humour noir, d'absurdités, mais qui se termine mal.

Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 24 janvier 2008

Alien, le huitième passager reste le film le plus réussi de la saga Alien et demeure, encore aujourd'hui, un grand classique du cinéma de science-fiction.
Alien, le huitième passager est sans conteste un chef-d'oeuvre dans le genre, jamais encore égalé : l'excellente mise en scène de Ridley Scott nous entraîne dans un huit-clos claustrophobique où la tension est quasi permanente. Remarquons le soin qu'a porté Ridley Scott quant à l'extraordinaire exploitation des décors, du son et de la lumière.
Que dire de Sigourney Weaver qui incarne Elen Ripley pour la première fois mais avec une suffisance des plus étonnante !?
Que dire aussi, de la merveilleuse composition de Jerry Goldsmith, signant ici, l'un des plus beaux space-opera qui soit !?
Froid, Sombre, Prenant, Violent, Haletant...Alien, le huitième passager est un film magistralement réalisé qui continue encore aujourd'hui et ce trente ans après sa sortie, à nous émerveiller.
Du grand art et une oeuvre, somptueuse, que chaque amoureux du 7ème art se doit de (re)découvrir.

Alien: The Director's Cut (Theatrical Trailer)

                                                                                                                

DJ JO
Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 24 janvier 2008

Into the Wild est ce que l'on pourrait appeler un formidable voyage initiatique, réalisé avec une sensibilité des plus touchante et subtile. Le jeune acteur principal de ce film, Emile Hirsh, nous livre une très belle et très juste performance quant à son interprétation du véritable protagoniste de ce trip alias Christopher Mc Candless. Sean Penn réalise ici un film " juste " : il laisse le soin en effet au spectateur de s'approprier lui-même le destin de Christopher et ce par le biais d'une mise en scène à la fois distante et sophistiquée. Ainsi donc et au fur et à mesure de la démonstration du périple de Christopher, l'on peut dire que le spectateur est habilement pris à parti dans cette exploration " en pleine nature " ; c'est ainsi que Into the Wild peut s'avérer "bouleversant" dans la mesure où le spectateur en vient à être dans une certaine mesure " complice" du trip de Christopher. Et c'est ce qui fait la force de ce film. Mais le côté très poétique adopté par le réalisateur pour traiter de ce voyage confère au film en général un côté trop " idéaliste" et donc par la même " inaccessible", qui peut à mon sens présenter comme inconvéniant de limiter la réflexion, notamment d'ordre politique et philosophique, qu'une telle expérience humaine peut susciter en chacun de nous. Ainsi et pour ma part, la démonstration cinématographique de Sean Penn dans Into the Wild aurait encore gagné en valeur si elle n'était pas volontairement et à ce point distancié d'avec notre existence actuelle...mais à cela, je terminerai en vous conseillant d'allez voir Into the Wild afin de juger par vous-mêmes...

DJ JO
Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus