Présentation

Choix dans la date

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Samedi 28 juin 2008

Le Village, huis clos jaune réalisé et écrit par M. Night Shyamalan en 2004, raconte l'histoire d'habitants d'un village pseudo-amish du XIXe siècle vivant en autarcie enfermé par un bois dans lequel on ne peut pas s'aventurer à cause de Ceux dont on ne parle pas.

Le film place d'abord l'ambiance régnant dans ce village : on est croyant, on a peur du rouge (couleur interdite qui attire Ceux dont on ne parle pas) mais on aime le jaune et on vit dans une terreur, permanente et auto-alimentée, de Ceux dont on ne parle pas.
Puis le film s'attaque à la présentation des personnages principaux. Il y a le courageux Lucius Hunt (Joaquin Phoenix, un peu moins inspiré que pour La Nuit nous appartient) qui voudrait traverser les bois pour aller en ville chercher des médicaments, mais on ne peut pas violer la frontière entre le village et les bois, puis le dernier qui a essayé n'est pas revenu. Il y a la belle, gentille et aveugle, Ivy (Bryce Dallas Howard) qui aime Lucius. Il y a l'handicapé mental innoncent Noah Percy (Adrien Brody méconnaissable). Enfin il y a tout un tas d'anciens du village (William Hurt et Sigourney Weaver entre autres), pas vraiment importants, qui ont visiblement connu une époque reculée durant laquelle Ceux dont on ne parle pas attaquaient le village.
Le film place aussi, simmultannément, l'intrigue. On retrouve des animaux violemment tués et "pelés". Ceux dont on ne parle pas semblent de plus en plus présents. Lucius et Ivy s'avouent leur amour, ils vont se marier. Ceux dont on ne parle pas attaquent. Noah est jaloux de Lucius.

Descendre en flèche Shyamalan et ses films est à la mode en ce moment. D'après ce qu'il se dit, il rate tout ce qu'il entreprend, il est une plaie d'Hollywood et il devrait être enfermé pour Crime contre le Cinéma. Pourtant j'ai adoré Sixième Sens, pris beaucoup de plaisir avec Phénomènes et bien aimé Le Village.
Shyamalan est un très bon réalisateur. Il sait placer l'angoisse dans ses plans. Et c'est encore vrai pour Le Village. On sent de la tension, de la peur dans ses plans. Mais il se laisse ici aller à un peu de facilité : il fait sursauter grace à une musique forte et brusque qui arrive d'un coup, et il joue beaucoup avec le centrage du sujet principal pour créer une impression de perfection qui n'a rien à faire là et qui opresse (à un certain moment du film tout est parfaitement et particulièrement centré). Il est en tout cas remarquable que Shyamalan réussisse à nous faire ressentir une sensation d'enfermement, une angoisse claustrophobique, en filmant un lieu en plein air et finalement assez grand et ouvert.
Joaquin Phoenix est très bon et a une tendance naturelle à bouffer l'écran. Melle Howard est particulièrement belle, a de superbes yeux, tient la route et son rôle de (très) jolie faire-valoir. Les anciens font preuve d'une autorité omniprésente, et transpirent l'expérience. Par contre le jeu des acteurs est parfois un peu mou et donne sur certaines scènes une impression de tournage en roue libre. Par exemple lors de la scène où Lucius déclare sa flamme et demande en mariage Ivy : ça sonne très faux, il n'y a pas d'émotions, et surtout ça tombe comme un gros cheveux dans la soupe.
Le scénario est très cohérent. La fin est particulièrement bien amenée et s'accorde bien avec le reste de l'histoire. Rien ne paraît absolument irréaliste ni farfelu et le twist final coupe court à toutes les interrogations soulevées et à tous les doutes possibles. Les personnages sont assez, et très justement, inégaux au niveau de leur histoire personelle. On sent qu'ils ont tous de la profondeur, de multiples facettes et de la personnalité. Mais on sent beaucoup plus cela pour les anciens du village, et ce ressenti confirme finement une des facettes du retournement final.
Les décors sont assez sobres. Ils renforcent la fausse joyeuseté lourde, religieuse et familiale, du village. Et certains détails, plus signifiés et ressentis que réellement vus, renforcent là aussi la cohérence du dénouement du récit.

En bref Le Village est un bon film de suspense et d'angoisse au scénario bien ficelé et cohérent. Néanmoins quelques détails, comme le jeu des acteurs, quelques facilités de mise en scène et une musique trop peu remarquable, l'empêchent d'être un excellent film.


Découvrez The Kinks!

K!ro
Par vomir.encostard - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 juin 2008
free music
Par vomir.encostard - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 2 juin 2008
Il nous a fallu attendre très exactement 19 ans pour revoir à l'écran notre cher Indy, pour quel résultat ?
Après une première partie assez réjouissante pleine de dérision et véritablement dans l'esprit "Indy", l'efficacité du film s'effrite dès le commencement de l'histoire du crâne de cristal : s'en suivra à partir de là des scènes décousues les unes des autres et un scénario que ( une fois n'est pas coutume ), SPIELBERG ne réussira pas à mettre en valeur. Outre le scénario assez abracadabrantesque pour un Indiana Jones, plusieurs aspects entament le film : la présence beaucoup trop importante d'effets numériques selon moi ( pour un Indy ça en fait un peu trop ), la relation Marion-Indy qui n'est pas assez développée, et surtout une fin maladroite et presque malvenue : autant dans les épisodes précédents, on était sensibilisé par le fait que Indy trouve l'Arche perdue, le St Graal, etc ; autant là, on n'a seulement droit à un visage d'alien en guise d'ultime cheminement de l'aventure, et un pseudo message moraliste du genre : le fait de vouloir tout savoir finit par nous consumer...
Tout ça me paraît bien léger...
Indy 4 est un Indy qui fait pâle figure comparé à ses prédécesseurs : on ne retrouve ni le panache ni l'enthousiasme pour le spectateur des aventures précédentes qui ont fait leur succès, faute à un scénario qu'on peut finalement qualifier d'assez "laborieux" et confus.
Reste le charisme de Harrison Ford, intacte, et l'esprit d'Indiana Jones préservé du moins dans la première partie du film ; mais l'on pouvait s'attendre à bien mieux après tant d'années... 

                                                                                                                                                                                   DJ JO

Et vous vos réactions ?
 
Par vomir.encostard
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 27 avril 2008

Suite des explications sur la playlist écoutable un peu plus bas. Aujourd'hui, les cinq derniers titres.

  • Ace of Spades est un single, sorti en 1980, tiré de l'album du même nom par le groupe de heavy metal britannique Motörhead. C'est sans doute l'un des morceaux de metal le plus connu du grand public. Ce morceau a été utilisé presque en boucle dans la bande originale de Mi$e à prix, et fait partie des musiques de fond du jeu Tony Hawk's Pro Skater 3. On entend la voix grave et erraillée de Lemmy, le chanteur, leader, bassiste bruyant et moustachu du groupe.
  • Fear of the Dark est un single du groupe Iron Maiden, tiré de l'album éponyme, sorti en 1992. Cet album est sorti avant que le groupe entame un virage artistique dans le milieu des années 90 pour garder son succès.
  • Debaser est une chanson tiré de l'album Doolittle, sorti en 1987, par les Pixies. Le single est sorti en 1997 pour promouvoir le best of sorti cette année-là. À signaler que ce morceau commence par quelques notes de basse, ce qui était encore assez remarquable à l'époque.
  • Blitkrieg Bop est un single du groupe punk New-Yorkais The Ramones, sorti en 1976, tiré de leur premier album éponyme. Cette chanson est assez caractéristique du style du groupe : elle dure à peine deux minutes durant lesquelles le même rythme, les même riffs, basique et lancinant (et entrainant) est répété presque sans rupture jusqu'au bout. Les albums des Ramones sont remplis de cette énergie pure, sans fioriture, leurs albums durent rarement plus que 30minutes.
    Ce titre n'est pas à relier à la Seconde Guerre Mondiale (le blitzkrieg était la tactique des allemands, la guerre-éclair). Certains disent qu'il faut y voir un hommage aux hordes de fan du groupe, d'autres (moins nombreux) y voient une attirance du groupe pour des idéaux nazis. De mon côté j'y vois simplement de la provocation, du punk, et un « hymne » (« Hey! Ho! Let's go! Blietzkrieg Bop! ») facil à retenir et à hurler en rythme.
  • Where Is My Mind ? est un titre des Pixies (ici repris par Placebo parce que je n'ai pas trouvé la version originale) tiré de leur album Surfer Rosa sorti en 1988. J'ai trouvé que cette chanson (l'originale plus que celle-ci) concluait bien cette playlist, comme elle concluait bien Fight Club.
K!ro
Par vomir.encostard - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 9 avril 2008

Pour enrichir votre K!ulture musicale, quelques explications, anecdotes, et informations sur les cinq premiers titres de la playlist du moment.

  • A Little Less Conversation : Le titre original est un single d'Elvis Presley sorti en 1968, et faisant partie de la bande original du film pour et avec Elvis Live a Little, Love a Little. Ici on a le remix par Junkie XL (DJ hollandais), sorti en 2002, utilisé dans une pub pour Nike, que je trouve un peu plus punchy et idéal pour commencer une compilation. Le morceau non-remixé est utilisé dans les bandes originale de Bruce Tout Puissant et surtout du Ocean's Eleven de Soderbergh.
  • I Want to Take You Higher est un single (une face B en fait) sorti en 1969, issu de l'album Stand!, des Sly and the Family Stones (un groupe de funk soul psychédélique, auteur du légendaire album There's a Riot Going on). Ce morceau a notamment été joué lors du Festival de Woodstock de 1969, en pleine nuit lors d'un interlude, le public (un peu "high" lui aussi) criant alors « Higher! Higher! ».
  • Common People est un single sorti en 1995, issu de l'album Different Class, du groupe de britpop Pulp (avec Jarvis Coker). Ce single n'a pas rencontré un succès particulièrement remarquable, contrairement à l'album classé numéro 1 au Royaume-Uni. Pulp commence alors à surfer sur le succès, un an après His 'n' Hers avec lequel le groupe a réellement commencé à se faire connaitre après trois albums assez mauvais à la fin des années 80.
  • I'm Bad, I'm Nationwide est un single sorti en 1979, issu de l'album Degüelo, du groupe de country/hard-rock texan ZZ Top. Le morceau est sorti après une courte pause suite à la tournée de promotion de l'album Tejas.
    C'est à cette époque que Hill (le bassiste) et Gibbons (le guitariste) ont commencé à porter leur fameuse longue barbe. C'est aussi à partir de ce moment-là que le groupe empruntera un chemin plus commercial, dont le sommet sera atteint avec Eliminator (1983), puis Afterburner (1985), avec des morceaux calibrés pour les radios, des concerts de plus en plus kitsh et surjoués (notamment avec des guitares en moumoute rose), et des « accessoires » (la voiture Eliminator par exemple) destinés à façonner leur image de rockers bigger than life.
    Dans ce morceau on peut entendre le toucher de guitare dur, reconnaissable entre tous, caractéristique de ZZ Top.
  • Ain't Talkin' 'Bout Love est un chanson issue de l'album Van Halen, sorti en 1978, premier album de Van Halen et l'un des débuts les plus forts (en terme de vente et de succès rapide) de l'histoire du rock. C'est l'une des chansons les plus connues du groupe, sans doute l'une des meilleures aussi. On y entend le talent à la guitare de l'inventeur du tapping Eddie Van Halen, le très bon jeu de batterie de son frère Alex, et le fameux chant de David "Diamond Dave" Lee Roth.
K!ro
Par vomir.encostard - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus